mercredi 20 février 2008

Sonatine bureaucratique

Mes amis musiciens auront peut-être reconnu le mythique C.N.F.P.T. "petite couronne", celui où l'on fait sa F.A.T. afin de pouvoir être titularisé au grade d'A.S.E.A. ; il faut donc tout savoir sur la B.I., les D.G.S. et la D.R.H. ; tout le monde est O.K. ?

Un an de stage pour essayer de faire comprendre aux formateurs que l'on est forcément musicien avant d'être professeur, alors qu'ils ont pour mission principale de nous inculquer le fait que l'on est fonctionnaire avant d'être quoique ce soit d'autre. En fait, soit le formateur ne comprend rien à la vie de du musicien ou du danseur -comment ça, vous travaillez parfois le dimanche ? Comment ça, un plein temps, c'est 16 heures par semaine ? Comment ça, vous travaillez jusqu'à 23 heures ?-, soit il est tout simplement nul.

Car il y a des fois où l'on se dit que le formateur a un métier facile : il lui suffit de dévaster quelques hectares d'Amazonie à coup de cinq ou six kilos de photocopies par stagiaire, pour ensuite passer la semaine à les lire à voix haute, parfois les faire lire par l'un ou l'une d'entre nous. La vie du formateur, c'est parfois gagner 1500 euros par semaine en faisant lire des photocopies.

Mais d'autres sont tout simplement géniaux : maître du logiciel de présentation, génial jongleur avec des moments magistraux passionnants et des moments de travail en petit groupe très stimulants. En fait, un exemple de pédagogie pour les jeunes enseignants que nous étions. Et pour le formateur que je suis devenu.

2 commentaires:

Jean-Marie Perret a dit…

Portrait de l'artiste en caustique ?
Bizz. JM.

LE RAPPEL DES OISEAUX a dit…

ARTOCARPUS : j'ai vérifié dans le dico, c'est l'arbre à pains... Ca veut dire quoi, ça ?? ca serait pas, par hasard, une définition du musicien ??? LN