mardi 5 février 2008

La gare de Perpignan

Mais qu'est-ce donc ? Encore une manifestation ? Eh bien, non ! Ce n'est que la gare de Dijon un vendredi soir, moyenne d'âge 20 ans, des étudiants, des étudiants, encore des étudiants,  rentrant chez les parents, avec leur linge sale et quelques kilos de cours à réviser. Parfois, ces feuillets ne servent pas beaucoup plus qu'à se donner bonne conscience, le week-end pouvant vite se diluer dans la bière, pas grave, on rapportera sans rougir tout ce qui n'a pas été lu, et puis on recommencera le week-end d'après. Le week-end, c'est fait pour se reposer, quand même...

Presque 30'000 étudiants sont inscrits à l'uB, sigle dont l'université de Bourgogne est très très fière : on en trouve le logo partout, sur les bus, dans le B.P., le fameux Bien Public, le quotidien local que tout le monde critique mais que personne ne voudrait manquer.

Dijon est donc une ville jeune, avec ses coins jeunes, ses bars jeunes et ses restos jeunes... On y sort, on y danse, on y danse, on y boit, on y fume sur les trottoirs, on y fait du vélo et on y mange des kebabs. Mes étudiants n'ont pas le temps d'avancer leur mémoire, ils n'ont pas d'argent pour s'acheter l'essentiel, mais je sais que si je passe vers une heure du matin au Pub qui est dans la rue parallèle à la mienne, le célebrissime Brighton, je retrouve la quasi-totalité de la promo.

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