Ma petite ville que j'aime... mon village avec mes bars et mes toiles, mes plats du jour et mes vélos...
Quand je descends du T.G.V., j'ai toujours le même plaisir, celui de me retrouver chez moi. Vendredi soir, il y a un peu de monde dans la Gare de Lyon, mais je slalome patiemment entre les vilaines valises à roulettes qui tentent de me faire des croches-pieds pour vite plonger dans les souterrains ; de toute façon, je ne suis pas si pressé : je suis déjà chez moi.
Ca me fait parfois bizarre de me sentir aussi bien dans cette ville : je n'y ai pourtant pas grandi. Enfin si, quand même, j'y suis arrivé jeune : à 17 ans, le bac en poche, je suis arrivé dans cette mégapole que je n'approchais qu'une ou deux fois par an, à Noël ou pour Pâques... je me trompais alors de direction dans le métro, m'en rendant compte trois chapitres trop tard, je demandais mon chemin, j'arrivais en retard, il y avait même des gens de toutes les couleurs un peu partout ! Maintenant, je marche des heures en rêvassant, je frime dans toutes les langues pour renseigner trois japonaises et je saute du bus pour attraper un vélib', je vole d'un couloir de R.E.R. à un quai de métro...
La ville de la liberté, voilà ce que Paris a été pour moi, instantanément : je venais d'une petite ville à 16O kilomètres de là, révision du bac, pas sortir trop tard, tout le monde connaît plus ou moins tout le monde... A Paris, j'étais free as a bird, je ratais le dernier train pour dormir chez les copains, la tête sur une serviette éponge et le blouson comme couverture ; et si on veut se balader en bermuda à rayure ou se teindre les cheveux en bleu, personne ne vous regardera de travers.
Parfois, je m'y perds un peu : je suis un bourguignon né en région parisienne, et maintenant, je me sens parisien bien que travaillant à Dijon. Mais attention : un parisien fier d'être bourguignon ! De toute façon, un vrai parisien, c'est très rare. J'ai un ami qui en est un, si, si, j'en connais un. Mais c'est tellement rare, un vrai parisien, que le musée d'Orsay a voulu le louer, si, si...
2 commentaires:
Dans ma tribu il ya une belle soeur et un beau frère Polonais. Une belle soeur et une beau frère Suédois. Un frère français (de justesse) et une belle soeur chinoise. Un mari à trois nationalité et des enfants de même. Une belle fille (future) nigériane et une gendre (futur) français de souche (incroyable!Ils font ça en province et ils protègent la race à l'étranger.Résultat quand le "français de soushe" vient vivre en France il est méconnaissable)
Ceux qui on connu cet oiseau de 17 ans (il y a bientôt 17 ans en fait ...) savent intensément ce que "free" veut dire...
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